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Plusieurs associations lancent une campagne pour la scolarisation des enfants handicapés en milieu non spécialisé.
 
« L’école, c’est pour tous les enfants ! » Le propos sonne comme une évidence. Et pourtant, il faut encore le rappeler. Mardi 23 janvier, plusieurs associations ont lancé une nouvelle campagne de sensibilisation pour alerter sur la scolarisation des 300 000 enfants en situation de handicap en France.
 
L’opération a été présentée aux élèves d’une classe de CM2, à Paris, en présence de la secrétaire d’État en charge du handicap, Sophie Cluzel, et de représentants de l’APAJH, l’APF, le CCAH et de l’Unapei, à l’origine de l’initiative, également soutenue par le groupe de protection sociale AG2R La Mondiale.
 
Les partenaires ont décidé de s’adresser en priorité aux enseignants de CM1 et de CM2, en leur proposant des ressources pédagogiques, via un site Internet (école-inclusive.org), pour « sensibiliser les élèves à la différence ». Une édition spéciale de Mon Quotidien, journal d’information destiné aux 10-13 ans, leur permettra également d’alimenter le débat en classe.
 
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Des inégalités selon le type de handicap
« L’école inclusive, c’est l’école pour tous avec une vraie place pour chacun », tel est le message de cette campagne qui entend améliorer les conditions de scolarisation des enfants handicapés en classe non spécialisée.
 
« L’école peine à maintenir les élèves en situation de handicap en classe ordinaire et les oriente, au fur et à mesure de leur scolarisation, vers des dispositifs adaptés, expliquent les associations. À 10 ans, ils sont 38 % à être scolarisés en ULIS (Unités localisées pour l’inclusion scolaire) et 14 % en ESMS (établissements sociaux et médico-sociaux) alors qu’ils n’étaient que 8 % en ULIS et 7 % en ESMS à 6 ans. »
 
Type de handicap et origine sociale
L’orientation vers des dispositifs spécialisés dépendrait beaucoup du type de handicap, selon les associations qui dénoncent des « inégalités persistantes ». « Un élève qui a un trouble visuel ou un trouble moteur, sans autre trouble associé, a 8 chances sur 10 de faire tout son parcours de 6 à 10 ans en classe ordinaire, alors qu’un élève en situation de handicap intellectuel n’aura que 3 chances sur 10 de le réaliser. »
 
L’origine sociale aurait également un impact dans le parcours scolaire. Une étude publiée en 2016 par le ministère de l’éducation nationale, révèle que 61 % des élèves handicapés de 6 ans d’origine défavorisée sont scolarisés en classe ordinaire, contre 65 % pour ceux issus de milieux aisés. Un écart qui se creuse encore en CM2 avec 15 % d’élèves pauvres et 39 % d’élèves favorisés.
 
Une meilleure formation des enseignants
Quel que soit le handicap, le recours aux AVS (auxiliaire de vie scolaire) et AESH (accompagnant des élèves en situation de handicap) est devenu systématique, alors que ce n’est pas toujours la réponse la plus adaptée, estiment les associations. Les enseignants inciteraient trop souvent les parents à en faire la demande parce qu’ils ne sont pas suffisamment formés pour accompagner eux-mêmes des enfants handicapés.
 
L’APAJH, l’APF, le CCAH et de l’Unapei demandent donc une meilleure formation des professeurs et du personnel éducatif qui doivent s’appuyer d’avantage sur les professionnels du médico-social.
 
Une école plus inclusive passe aussi, selon eux, par une réduction des effectifs des classes, « condition nécessaire d’une scolarisation optimale »
 

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