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fnasephSAIS92 s’associe aux propositions de la FNASPEH pour présenter une feuille de route pour les  3 ans à venir :

Dans le contexte du Comité Interministériel du Handicap* (CIH) du 25 septembre 2013, la FNASEPH, fédération d’associations qui regroupe des dizaines de milliers de familles de jeunes handicapés, réitère à l’intention du gouvernement les propositions issues du “Grenelle des parents” du 29 mai dernier.

Elle demande, en particulier, au Premier ministre d’associer les familles à l’élaboration et à la mise en œuvre d’une feuille de route sur trois ans, afin de construire un parcours scolaire, professionnel et social de qualité pour tous les jeunes handicapés.
Et ce, dans un esprit de respect de leurs besoins comme d’égalité entre les territoires.


I.     FORMER les enseignants pour répondre aux besoins de tous les jeunes

  • L’école ne sera réellement inclusive que si les enseignants bénéficient d’une véritable formation qui leur permette de comprendre les besoins de tous leurs élèves et d’adapter leurs réponses pédagogiques.

Nous proposons :

  1. de mettre en place dans tous les masters des ESPE (Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education) un module spécifique et obligatoire sur l’inclusion ;
  2. de généraliser une formation-action à l’inclusion sur le terrain, dans les classes, afin qu’aucun enseignant ne se trouve démuni pour répondre aux besoins de tous ses élèves ou apprentis ;
  3. de missionner les enseignants des classes spécialisées en tant que ressource pour les professeurs des classes ordinaires, afin de leur permettre de répondre aux  besoins éducatifs de tous leurs élèves ;
  4. d’élaborer des Projets Personnalisés de Scolarisation (PPS) qui soient de véritables feuilles de route pour construire les parcours des jeunes handicapés. Et ce, sur la base d’une prise en compte des compétences, des attentes et des besoins de chacun d’entre eux.

Ces PPS seront inclus dans les Plans Personnalisés de Compensation du handicap (PPC) pour organiser les parcours sur tous les temps et lieux de vie des jeunes handicapés.

Les outils existent. Reste à généraliser leur mise en place et à évaluer leur utilisation.

II. Un PARCOURS DE QUALITE et sur la durée… construit avec les familles

  • Pour garantir la construction d’un parcours de qualité, sur la durée, dans un esprit d’égalité entre les territoires et de respect des besoins des jeunes, nous proposons :
  1. de conserver et optimiser le rôle des MDPH (Maisons Départementales des Personnes Handicapées), dans un souci d’efficacité et d’équité territoriale …
  2. …tout en développant les partenariats avec l’ensemble des parties prenantes.

Celles-ci doivent apprendre à mieux travailler ensemble. Soit, des partenariats avec :

  • le secteur médico-social (un réseau de services et d’établissements au service des projets des jeunes) ;
  • les acteurs de la formation professionnelle et de l’emploi (pour, par exemple, favoriser l’accès des jeunes au Parcours de Découverte des Métiers et des Formations - PDMF) ;
  • les rectorats (en impliquant, notamment, dans les PRITH - Programmes Régionaux d’Insertion des Travailleurs Handicapés- les inspecteurs chargés de l’orientation, sur un « axe » 14- 25 ans) ;
  • les centres de formation des apprentis – CFA (en les associant à la mise en œuvre des parcours des jeunes handicapés et en maintenant les CFA adaptés quand il en existe).

Le parcours des jeunes handicapés doit être appréhendé dans sa globalité (vie scolaire, sociale, professionnelle). Des articulations entre ces composantes sont nécessaires, tout comme l’existence d’une véritable instance de coordination : le référent de parcours, capable de faire exister et, surtout, de faire vivre le projet du jeune.

III.Des services d’accompagnement sur tous les lieux et temps de vie

Les familles doivent pouvoir bénéficier d’un véritable service d’accompagnement sur tous les lieux et les temps de vie des jeunes handicapés.

Nous proposons :

  1. de “modéliser” les services d’aide qui ont été mis en place dans plusieurs départements sur tous les temps et lieux de vie des jeunes (vie scolaire, professionnelle, sociale, ...).  Des partenariats peuvent être développés avec les Caisses d’Allocations familiales (CAF),  les collectivités locales, les entreprises ;
  2. de permettre à tous les accompagnants d’acquérir un métier, dans des conditions de vie dignes et durables, pour pouvoir répondre aux véritables attentes et aux besoins de jeunes et des  familles.

*Le Comité Interministériel du Handicap (CIH) est une instance prévue par la loi de 2005. Placé sous l’autorité du Premier ministre, il rassemble tous les ministres concernés par le handicap (éducation, logement, culture, recherche, travail, sport, collectivités territoriales,…).