1A 2A 3A 4A

 

Très souvent, on nous précise que pour aller en IMPRO ou en Lycée, le jeune devra être autonome dans les transports.
Je voudrais signaler pour les membres des équipes de suivi de scolarisation et des équipes pluridisciplinaires de la MDPH qui valident des décisions très importantes d’orientation pour nos jeunes, que souvent est mis en opposition AUTONOMIE et ACCOMPAGNEMENT.

Cela ne viendrait pas à l’idée de quelqu’un de demander à une personne handicapée moteur de laisser son fauteuil à la porte du lycée pour faire son stage ? Et pourtant parfois, c’est ce que l’on va demander aux enfants porteurs de troubles cognitifs, handicap mental ou autres retards intellectuels, scolarisés avec AVS individuelle ou en ULIS collège : pour aller faire son stage il va se passer de son accompagnant.


Or ce jeune est peut être autonome dans la réalisation de son travail justement parce qu’il est bien accompagné.
Il en est de même pour les transports, la MDHP va attribuer, des taxis ou transports pour aller dans sa CLIS ou son Collège, puis brusquement, cette autonomie dans les transports est une condition impérative de poursuite de parcours scolaire.

PARENTS soyez vigilants : alors comment faire pour travailler cette autonomie de déplacement si importante pour que nos jeunes puissent aller plus loin dans leurs formations ?
Si votre jeune est  un suivi par un Sessad, cela peut être une de ses missions mais on se heurte au problème de disponibilité individuelle des équipes. Faites donc appel aux compagnons du voyage MAIS attention il faut que le lieu soit accessible en transport public.

Il nous est répondu que dans le 92, le maillage transport urbain est bien fait mais il faut être sacrément “autonome” pour gérer les stress de retard d’annulation de trains, de métro et les travaux sur les lignes.

Cela pour dire que certes, nous aussi parents, nous visons à l’autonomie, mais nos jeunes, moins matures que les autres peuvent avoir besoin plus longtemps d’être accompagnés dans ces transports.
Une entrée en IMPRO est aussi est sous-tendue à cette autonomie mais ne doit être, en aucun cas, une condition obligatoire pour une orientation, sinon nous risquons de mettre en péril beaucoup de projets. En effet, les équipes d’IMPRO travaillent avec le jeune et ont peut être plus de moyens pour parvenir à cette autonomie.