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En France, 20 % des bacheliers en situation de handicap continuent leurs études. Pour les entreprises, le manque de qualification des candidats est un problème, car les débouchés existent pour des postes à responsabilité dans le cadre des quotas de 6 % de salariés dont l’obligation a été renforcée par la loi du 11 février 2005*.

En question, l’accès aux formations elles-mêmes, en terme d’information et d’ouverture du savoir entre le secondaire et le supérieur, plus encore que les problématiques d’accessibilité. Marion Sebih, de l’association Hanploi souligne : "La question du handicap relève de l’égalité des chances."

Favoriser les échanges entre les élèves, les établissements et les entreprises

 

La création de postes de chargé d’accueil dans les universités et de référents handicap dans les écoles vise à favoriser les échanges entre les élèves, les établissements et les entreprises. Cet interlocuteur unique doit faciliter l’accès à l’information et la mise en place des dispositifs nécessaires à l’adaptation des parcours de formation.

Fabien Gaulué, Délégué général de la FEDEEH (Fédération Étudiante pour une Dynamique Études et Emploi avec un Handicap) souligne que des progrès ont été faits : "de plus en plus de gens sont formés, dans les CDIJ, dans les établissements supérieurs."

En 2008-2009, le ministère de l’Education et de la Recherche estimait que 10 500 (0,47 %) étudiants en situation de handicap étaient inscrits dans des établissements d’études supérieures, contre 2 724 en 1991. Plus d’inscrits, mais aussi plus d’élèves déclarant leur handicap, difficile de se fier aux chiffres, soumis aux variables de l’interprétation de chaque établissement.

Les freins identifiés chez les élèves du secondaire

Il reste encore des freins identifiés chez les élèves du secondaire, moment clé de l’orientation :

  • une mauvaise connaissance de l’offre de formation du supérieur liée à un manque d’information à destination des personnes en situation de handicap.
  • une autocensure forte de la part des jeunes eux-mêmes.
  • l’orientation en fonction du handicap en plus de l’orientation en fonction des résultats, qui "enferme" dans des filières sans qu’il y ait toujours une justification liée aux débouchés.
  • une mauvaise articulation entre le secondaire et le supérieur. C’est souvent à l’élève de solliciter les établissements, car il faut encore travailler sur la formation des conseillers et des professeurs. Plus l’information est transmise tôt aux établissements, plus ils ont la possibilité de mettre en place les aménagements nécessaires.
  • il existe encore des discriminations dans le cas de candidatures sur dossiers.
  • le décrochage en raison des capacités cognitives en fin de 3e.
  • l’accessibilité des établissements varie énormément en fonction des territoires et des types de handicap.

La loi du 11 février 2005* a instauré le PPS (projet personnalisé de scolarisation) pour que chaque élève puisse bénéficier d’un accompagnement de l’ensemble de l’équipe pédagogique. L’objectif : construire avec lui son projet d’études en tenant compte de son handicap et de ses capacités d’apprentissage, pour mettre en place les conditions de sa réussite le plus tôt possible.

* Loi du 11 février 2005 "Pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées"


http://www.ecoles-entreprises.com/recruter/handicap/handicap-orientation